Le système éducatif français interpelé par les résultats de PISA
mardi 8 novembre 2011, par 11 - godefroy-cavaignac
"Le fait que les élèves français aient manifestement des réticences à prendre le risque de donner une réponse fausse, alors que les élèves des autres pays assument ce risque, est très certainement révélateur de leur crainte de voir stigmatiser leurs erreurs. Les élèves français ont en particulier des problèmes quand la réponse sollicitée nécessite un effort d’écriture impliquant des tâches sous-jacentes d’ordre méta-cognitif : les jeunes français essayent systématiquement de relier toute question à des routines scolaires et préfèrent s’abstenir de répondre quand ils ont un doute sur le type de réponse à apporter (Rémond, 2006). On retrouve ici une caractéristique majeure de notre enseignement qui, souvent, ne s’appuie pas sur les erreurs des élèves, mais considère ces erreurs comme des fautes et les sanctionne comme telles (Emin, 2008).
in "Dossier d’actualité veille et analyses • n° 66 • octobre 2012 3/18 PISA : ce que l’on en sait et ce que l’on en fait" par Olivier Rey, Responsable du service Veille & Analyses