Le site collectif des parents d'élèves de Paris Ecole Froment

Site Collectif FCPE Paris

n°3 Mars 2005

lundi 14 mars 2005, par 11 - * Ecole Froment

Nous vous rappelons que Michèle tient une permanence au café « L’industrie »(angle rues Sedaine/ Saint Sabin) les samedis - jours d’école de 10h00 à 11h20

VENEZ NOUS RENCONTRER AU CAFÉ !


 - Fermeture de classe :

Le Comité Départemental de l’Éducation Nationale (CDEN) décide des créations et suppressions de postes (ouverture et de fermeture des classes), et se réunit en février et en juin. La FCPE y est présente.

Le 26 février dernier les décisions suivantes ont été prises :
-  Globalement à Paris : 51,5 fermetures de classes, 19,66 transferts et 51 ouvertures de postes.
- Dans le 11°arrondissement 6 fermetures (dont 2 ZEP), 6 transferts et 0,5 création de poste.

Les fermetures de classes primaires dans le XI° concernent :
- l’école 14 rue Titon dont le nombre moyen d’enfants par classe est cette année de 22,
- l’école 98 avenue de la République, en ZEP, dont le nombre moyen d’enfants par classe est cette année de 21,31.

Pas de décision de fermeture pour Froment, mais le CDEN du mois de juin examinera à nouveau la situation.

Le point de vue du conseil local

Une fermeture de classe n’est jamais une bonne nouvelle et désorganise la structure pédagogique (organisation des classes). Nous avions défendu l’an dernier au Rectorat que l’école a besoin d’inscrire son projet dans la durée et que la décision de fermeture ne doit pas intervenir comme un couperet. Cette position reste inchangée, comme celle qui consiste à refuser les classes surchargées. La situation de l’école Froment mérite que l’on apporte quelques précisions.
- Depuis 1998, l’effectif de l’école est passé de 331 à 247 élèves, et deux classes ont été fermées.
- Sur la même période, le nombre d’enfants par classe est passé de 25,46 à 22,45 en moyenne.
- La diminution des effectifs est globale sur le 11° qui a perdu 15 % d’élèves en primaire depuis 1998 (-750 élèves et 25 classes fermées).

Ce phénomène est lié à l’évolution sociologique de l’arrondissement (vieillissement de la population, départ des familles pour cause de cherté des logements) qu’aucune (ou presque) opération de construction neuve n’est venue compenser.

Compte tenu de nos analyses et des informations que nous avions, notre conseil local a décidé de ne pas mobiliser les parents dès le CDEN de février. D’autant que la situation sera réévaluée en juin.

Deux cas de figure se présenteront : soit l’effectif sera de nouveau en baisse significative, soit il sera constant ou en légère augmentation. Dans ce dernier cas, le conseil local et la fédération FCPE défendront le maintien de la 11e classe.

Comme vous l’avez lu dans le compte rendu du conseil d’école du 04 février, nous défendons l’idée d’une concertation établissement/représentants de parents d’élèves sur la structure des classes. En aucun cas il ne s’agit de remettre en cause l’autonomie pédagogique des enseignants, il s’agit d’ouvrir un espace de parole aux représentants de parents, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

 - Expulsions d’élèves :

Plusieurs élèves de Paris et de banlieue sont menacés d’expulsion du territoire. Il s’agit d’Anaïs, élève de terminale au Lycée Gabriel Fauré (13°), de Maziano, scolarisé à l’école Pierre Larousse (14°) et enfin d’Amir (13 ans), Nassim (10 ans) et Readh (8 ans) scolarisés à Clichy (92).

Ces enfants, scolarisés en France depuis plusieurs années sont menacés de « retour » vers leur pays, dont ils ne connaissent parfois même pas la langue, pour de simple défaut d’autorisation de séjour. Ce retour signifie pour eux l’arrêt pur et simple de leur cursus scolaire.

La FCPE (et d’autres) organise des pétitions pour s’opposer à l’expulsion de ces enfants. Grace à ces mouvements, Jodelle, élève de terminale au Lycée Voltaire a obtenu dernièrement sa carte de séjour.

Vous pouvez obtenir des détails sur ces situations et signer les pétitions sur le site FCPE75.org

 - Loi d’orientation pour l’école :

La loi d’orientation présentée par le ministre s’inscrit dans une logique de réduction des « coûts » de l’éducation nationale.
- Une loi qui, sous couvert d’un socle commun de connaissances, appauvrit le contenu des enseignements en mettant au second plan les disciplines de socialisation et d’ouverture au monde et à la culture, favorisant ainsi l’élitisme par le « tri » social des enfants.
- Une loi qui exonère l’Etat de sa responsabilité dans le domaine éducatif en faisant porter la responsabilité de l’échec scolaire aux seules familles, en niant les causes liées aux difficultés sociales et économiques.
- Une loi qui remet en cause la maternelle présentée désormais comme une possibilité et non comme un droit (alors qu’il est démontré qu’une scolarisation précoce favorise l’intégration et la réussite scolaire)
-  Une loi qui réduit le rôle des parents d’élèves et leur pouvoir de décision quant à l’orientation de leurs enfants en les réduisant au rôle d’accompagnateurs des enfants à l’École.
-  La FCPE soutient les enseignants et les lycéens, qui se mobilisent pour le retrait de ce texte.

Site Internet :
- Le conseil local FCPE de l’école Froment dispose d’un site Internet, consultable par tous, vous y trouverez les éditions du Petit Journal, le compte rendu intégral de la réunion collège, le nom des élus FCPE au conseil d’école. Vous pouvez également nous contacter et faire part de vos avis, de vos questions …..
- Fcpe75.org puis accès au site FCPE par arrondissements puis 11- école Froment

Le conseil local FCPE 12 mars 2005

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