mardi 13 mai 2008, par FCPE - Paris
Le 17 avril une assemblée de professeurs, de parents et de lycéens avec les sections syndicales SNES et FO des établissements et les représentants de la section locale FCPE, réunie en présence de l’adjoint au maire chargé des questions scolaires a décidé de s’adresser à la population. Le gouvernement a décidé de supprimer à la rentrée 2008 plus de 11 200 postes dans les établissements du second degré. Pour notre arrondissement cela représenterait la suppression de 35 postes d’enseignants, soit l’équivalent d’un petit collège. Durant plusieurs semaines, lycéens, enseignants et parents ont manifesté contre ces mesures qui, si elles étaient maintenues se traduiraient ainsi :
Collège Charles Péguy 5 postes supprimés ; doublement des heures supplémentaires, 3 enseignants contraints de compléter leur service dans un autre établissement
Collège Claude Chappe Pas de création de postes ; mais doublement des heures supplémentaires
Collège Pailleron Suppression d’un poste de maths et d’un complément de service de 7 heures en physique
Lycée-collège Bergson Suppression d’un poste au collège et de 13 postes au lycée ; fermeture de 2 classes de seconde et d’une classe de terminale scientifique.Avec 5 secondes à la rentrée, le lycée ne serait plus en état d’alimenter toutes les sections générales de 1ère à la rentrée 2009, compromettant ainsi l’avenir du seul lycée d’enseignement général de l’arrondissement.
Lycée Diderot 3 postes supprimés (maths, français, physique) et de 7 heures dans la section professionnelle ; postes transformés en heures supplémentaires ; suppression de 28 heures de cours empêchant le dédoublement des classes de BTS.
Lycée professionnel A. Carrel Suppression de 2 classes de seconde BEP correspondant à la fermeture de 2 sections de BEP comptabilité et secrétariat ; suppression d’un poste en comptabilité.
Ce sont les enfants, les jeunes qui seront les victimes de ces restrictions budgétaires.
Les délégations d’établissements, avec les sections syndicales et les représentants de parents d’élèves, ont été reçues au rectorat et au ministère. On leur a répondu que dédoubler les classes, poursuivre les projets engagés ou maintenir les structures de soutien ….... était « un luxe ».
Le droit à l’enseignement pour tous ne peut être assuré que par l’enseignement public, et la fermeture de classes, de sections, voire d’établissements, remet en cause un droit fondamental.
Parents, lycéens, enseignants, républicains nous ne pouvons accepter que l’on nous réponde : « ce que vous réclamez, c’est du luxe » ou « le lycée Bergson n’est pas une priorité de l’académie ».
Nous n’acceptons pas le démantèlement de l’enseignement public.
Nous n’acceptons pas que l’avenir des enfants soit sacrifié au nom d’une logique économique et politique.
Pour le maintien de l’égalité républicaine, Monsieur DARCOS, vous devez rétablir les heures de cours, les postes et les classes
vous devez assurer le maintien du lycée d’enseignement général Henri Bergson !