dimanche 17 février 2008, par 11 - * Ecole Froment
25 personnes environ étaient présentes : des parents d’élèves de Froment, des parents de collégiens de Beaumarchais, Anne Frank et Victor Hugo, des collégiens de deux de ces établissements.
Les réponses aux questions des parents de l’école ont été apportées tant par les élèves que par les parents.
Sectorisation :
Rappel : le découpage des secteurs des collèges est confié à la Ville de Paris Le site www.ac-paris.fr indique le collège affecté à une adresse. La rubrique site des établissements présente Anne Frank, Beaumarchais et Alain-Fournier.
Généralités
Cette année, les parents ont tenu à présenter une vision générale de l’entrée au collège en plus de leur opinion particulière au sujet de l’établissement qu’ils pratiquent.
Quel que soit le collège les enseignants sont comparables. Le niveau exigé ne change pas en fonction de l’établissement. Les notes ne sont pas données au rabais, même dans les collèges dont la réputation en terme de discipline n’est pas très bonne.
Nous, parents, avons souvent l’impression que nos enfants en primaire sont très bons et qu’il leur faut le « meilleur » collège pour qu’ils puissent exprimer toute leur intelligence. L’arrivée au collège « du coin » nous fait remettre les pieds sur terre car ils sont en général dans la moyenne. Les enfants ont de bonnes notes s’ils les méritent.
L’adolescence est une période singulière pour chaque enfant et la façon dont il la conjugue avec les études est imprévisible.
Il est très difficile de savoir ce que valent les collèges sur la base du qu’en dira-t-on. Anne Tomasini cite l’exemple du Lycée Voltaire dont les meilleurs élèves, il y a quelques années, venaient du collège Voltaire qui avait pourtant mauvaise réputation quanT à l’ambiance.
Les expériences des autres sont difficiles à utiliser. La situation réelle d’un enfant peut changer d’une année sur l’autre : cela dépend des profs, du groupe..
Il faut faire confiance à ses enfants.
Les témoignages sur les collèges :
Alain-Fournier
Mme Déchaux Beaume, institutrice de l’école Froment, dont la fille est en 6e à Alain-Fournier, est venue témoigner de sa satisfaction au sujet de cet établissement. Cette opinion, a-t-elle souligné, dément l’image négative précédente qu’elle s’était faite de Alain-Fournier avant d’en faire l’expérience. Le proviseur est même attentif à la bonne tenue des élèves à la sortie du collège. Les enfants d’une autre enseignante de l’école sont au lycée Hélène Boucher qui a très bonne réputation après être passés à Alain-Fournier.
Langues : Anglais, allemand, Italien Une classe « bilangues »(deux langues en 6e anglais/allemand)
Beaumarchais
Nelly Berthommeau a raconté qu’elle aurait préféré inscrire son fils dans un autre collège car elle avait une très mauvaise opinion de Beaumarchais. La dérogation lui ayant été refusé elle a pris rendez-vous avec la principale du collège qui lui a paru très à l’écoute. Suite à ce rendez-vous elle a choisi de faire l’essai, et elle s’en dit ravie. Le collège dit-elle, est d’un bon niveau, les professeurs ont les mêmes compétences qu’ailleurs puisque le recrutement est national, il n’y a pas de problème de violence, l’encadrement lui paraît tout à fait satisfaisant.
L’élève de Beaumarchais tempère cette représentation en racontant des bagarres dans la cour. Les parents de l’école se montrent très intéressés par son témoignage, les parents de Beaumarchais nuancent ce récit en notant que ce témoignage provient d’un collégien réputé bagarreur. Les parents jugent que la principale est sévère, que les rapports entre élèves et surveillants sont à la fois bons et efficaces parce que les surveillants connaissent individuellement les collégiens.
Il y a des heures de colle en cas de bêtise ou si l’élève oublie son carnet de correspondance.
La FCPE Froment organise ces réunions pour permettre un dialogue réel et sincère entre collégiens, écoliers et parents. Il est déjà apparu, lors de précédentes réunions collège, que des opinions très contradictoires soient exprimées par les usagers d’un même établissement. C’est d’ailleurs pourquoi les parents présents ont incité les familles à juger par elles-mêmes la qualité de l’ambiance et du niveau du collège où leur enfant est affecté.
Cantine : une heure pour manger
Classes : 20 élèves en moyenne par classe (grâce au statut ZEP)
Voyages organisés par les enseignants
Aide aux devoirs : oui
Langues : anglais, allemand, espagnol, latin. Classe « bilangue »
Sports : Judo, Volley, natation,
Chorale et orchestre à l’heure de la cantine
Anne Frank
Deux élèves de 5e à Anne Frank racontent leur expérience.
Bonne ambiance, le principal est sévère mais juste. Il y a des heures de colle comme punition en cas de bêtise.
Barbara explique que tous les trimestres le principal organise un petit déjeuner dans le préau rassemblant les délégués des parents et ceux des enfants afin qu’ils puissent échanger sur les problèmes et les satisfecit des classes. Elle a participé à une de ces réunions pour remplacer un parent d’élève de 6e . Elle a posé des questions sur les relations entre les élèves : les réponses ont été qu’il n’y avait pas d’agressivité des plus grands envers les plus petits, pas de souffre-douleur dans la classe ou dans la cour, les garçons et les filles jouent un peu ensemble, l’ambiance est correcte, sans commentaire particulier. En ce qui concerne les matières, l’enfant a insisté sur le plaisir qu’il avait à apprendre des choses nouvelles, à changer de salle pour chaque cour, sur l’ennui qu’il épouvait en français parcequ’il avait l’impression de ne rien apprendre et de ne pas comprendre ce que voulait le professeur en expression écrite : en bref il ne comprenait pas à quoi servait ce cours (c’était un bon élève. L’autre délégué, le mauvais de la classe apparemment, n’était pas venu). Pour le reste rien de notable.
Récréations : Deux récréations d’un quart d’heure et une récréation d’une heure trente à midi. Problème de récréation lorsqu’il pleut : le préau est petit
La cantine : moyennement bon
25 élèves par classes : c’est une zep
6° En 6e tous les élèves partent en voyage trois jours en Normandie pour faire connaissance. Une contribution modique est demandée aux parents et des aides possibles pour les familles qui le demandent car l’équipe pédagogique tient à ce que tous les élèves partent.
Langues : anglais allemand, des classes « bilangues », espagnol à partir de la quatrième.
Barbara Loyer précise que la professeur d’allemand organise chaque année un voyage d’une semaine en Allemagne pour l’ensemble de ses élèves. C’est cher (environ 150 euros payables en trois fois). Les enfants sont dans des familles d’accueil et font du tourisme.
Aide aux devoirs : le mardi à 18h 3O les élèves peuvent se connecter sur le site d’aide aux exercices de l’éducation nationale avec l’accompagnement d’un professeur. Cette année il y a une assistante d’allemand pour des cours de soutien Les élèves qui ont des difficultés en maths et en français reçoivent des heures de soutien en plus des heures normales.
Charlemagne
Langues : anglais, allemand, russe
CONCLUSION Rappel sur le choc de l’entrée en 6°
La 6° est une rupture avec le primaire : la gestion du temps de l’élève et de ses devoirs est très différente ; c’est aussi un apprentissage nouveau pour les parents : entre l’autonomie et la confiance qui y est nécessairement associée, le soutien et la surveillance. Le premier trimestre est bien souvent consacré à l’apprentissage de ces règles de travail. Une mère insiste sur la confiance qu’il faut accorder aux enfants, cependant les élèves n’ont pas forcément conscience que les leçons vues dans la journée en cours doivent être révisées, même si aucune consigne, aucun devoir ne sont donnés par le professeur.