samedi 9 mai 2009, par FCPE Paris
Un matin, un père quitte sa compagne et son fils pour partir travailler.
Depuis 9 ans, il a quitté le Cap-Vert pour venir en France, c’est là qu’il construit sa vie et sa famille avec sa compagne.
Mardi 5 mai vers 10 heures, aux environs de Meaux, sur la route de son travail, lors d’un contrôle de gendarmerie, sa vie bascule : "vos papiers s’il vous plaît" et ce simple passager se retrouve en garde-à-vue pour défaut de titre de séjour. La préfecture de Seine et Marne délivre un arrêté de reconduite à la frontière et 6 heures après son arrestation, il est enfermé au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot dans l’attente de son expulsion.
Paris 13e, un père parti travailler le matin n’est pas rentré dans sa famille le soir. Lioris, un petit garçon de 2ans 1/2, Lionis, né à Paris, attend son père et ne comprend pas pourquoi ce soir il ne rentre pas. Sa mère pleure et le reste de la famille qui vit en France en situation régulière se désespère.
À l’école maternelle où Lionis est inscrit pour la rentrée, on attend le nouvel élève et l’on souhaite qu’il commence sa scolarité accompagné aussi par son père. Alors parents, équipe pédagogique, habitants du 13e, citoyens et élus se mobilisent avec Resf.
Parce que la place d’un père n’est pas en rétention mais auprès de sa compagne et de leur petit garçon, au sein de sa famille entourée, de ceux avec qui des liens se sont tissés au fil des années, nous demandons la libération de Jose Carlos PINTO.
D’abord pour qu’il puisse retrouver au plus vite les siens. Ensuite poursuivre les démarches pour obtenir le titre de séjour qui permettra à la famille de vivre sans peur de l’arrestation et sans la menace de l’expulsion. Pour travailler, construire leur avenir, et éduquer leur enfant dans le pays où il est né.
Pétition à signer sur le site RESF
M. PINTO a été libéré lundi 18 mai 2009 vers midi du centre de rétention administrative du Mesnil Amelot.
Il vous remercie de votre soutien ainsi que sa famille, le comité de soutien de l’école, la Fcpe et Resf.
Pour le moment, il a retrouvé sa compagne et leur fils, Lionis, 2 ans et demi.
Il se repose et jouit de la liberté et pourra même assister à la réunion du comité de soutien de l’école ce soir, grâce à vous !
L’APRF, arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, exécutoire pendant un an, plane toujours au-dessus de sa tête.
A tout moment, s’il est à nouveau arrêté, il risque de se retrouver de nouveau en centre de rétention administrative pour être expulsé.
On continue pour sa régularisation, celle de la mère de Lionis et des autres familles de l’école et d’ailleurs.
Nous aurons l’occasion de faire une nouvelle fois appel à votre soutien pour la suite.