Pétition proposée par RESF, la FCPE et le comité de soutien chabrol
dimanche 11 mars 2007, par FCPE - Paris
Cette famille de deux enfants (Penda, née le 25/07/99 au Mali et Kadia, née le 10/11/05 à Paris) a fait une demande de régularisation au titre de la circulaire du 13 juin relative aux ressortissants étrangers ayant un ou plusieurs enfants scolarisés, dont ils remplissaient les conditions. Un refus daté du 06 octobre leur a pourtant été notifié par la préfecture de Paris assortie d’une invitation à quitter le territoire dans un délai d’un mois et d’une menace de reconduite à la frontière passé ce délai.
M. Coulibaly est arrivé en France en 2000, son épouse et sa fille en 2003. Ils ont coupé les liens avec leur famille au Mali suite à leur refus de la polygamie et à leur opposition à la pratique de l’excision. Un renvoi au Mali les mettrait dans une situation dramatique et risquée pour leur dernière fille.
Leur aînée Penda est scolarisée à l’école Chabrol depuis septembre 2005 (après un début de scolarité en maternelle dans le 14e ardt.). C’est une enfant francophone, parfaitement intégrée. Ses parents se montrent soucieux de la scolarité de leur fille et participent aux réunions et aux évènements proposés par l’école. M. Coulibaly est inscrit sur la liste des parents d’élèves FCPE.
Nous ne pouvons donc que nous étonner du refus qui leur a été opposé, au motif qu’ils « ne justifient pas de l’intensité de [leurs] liens avec notre pays ». Cette formule toute faite ne reflète en rien la réalité de leur situation, qui n’a visiblement pas été prise en compte, mais répond à des impératifs politiques qui contredisent non seulement l’esprit de la circulaire du 13 juin, qui a pour objet « dans l’intérêt des enfants […] de sortir d’une situation de précarité et de […] bénéficier d’une intégration satisfaisante en France », mais également le principe d’égalité devant l’administration, puisque d’autres familles dans des situations similaires ont obtenu un titre de séjour.
Un recours gracieux a été déposé le 08 novembre 2006, qui est resté sans réponse à ce jour.
Afin que cesse la détresse et l’inquiétude de cette famille, nous demandons à la Préfecture de Police de Paris de réexaminer avec bienveillance la demande de régularisation Vie Privée et Familiale de M. Drissa Coulibaly et de son épouse, Mme Diahara N’DIAYE.
Pétition cloturée le 26.11.07 avec 115 signatures
Pétition papier ci dessous